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Jean-Claude Bourdais
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Jean-Claude Bourdais
photo D.R.
Nogent-le-Rotrou, 2005

Jean Claude Bourdais est né le 23 mai 1949, « par hasard » précise-t-il, dans la banlieue de Paris.

D'origine bretonne par son grand-père paternel, il ne cesse de déménager pour suivre ses parents, ses études, puis l'énergie d'une vie, la sienne, qui n'en finit pas de se projeter plus loin, ailleurs.

Agrégation de sciences et vie de la terre en poche, il part en 1973 à San Francisco. Il y reste six ans. Suivent de longs séjours au Sénégal, au Bénin et en Nouvelle-Calédonie où il fonde les éditions Rhizome. En 2004, il quitte Nouméa pour une villégiature provisoire près d'Angoulême, puis migre vers Nogent-le-Rotrou. Il y demeure depuis septembre 2004 et y enseigne les S.V.T. le jour, se consacrant la nuit et le temps qui reste à ces trois filles, à tous CEUX et tout CE qu'il aime. Il y a notamment créé les éditions JCB qui ont publié Byzance, d'Emmanuel Tugny.

Passionné de littérature, d'art contemporain, de musique et de cinéma, Jean-Claude Bourdais n'a jamais arrêté de peindre, d'écrire et de photographier. Il met également ses multiples talents au service d'autres artistes qu'il édite, dont il gère les sites et favorise les parcours créatifs avec une discrète, mais indéfectible générosité.
Sa première exposition date de 1978 à San Francisco.
Son premier livre Le Temps s'empierre est publié par Guy Chambelland en 1983.
Une vingtaine d'expositions et sept livres construisent au fil du temps une œuvre originale, tentative obstinée, dont il interroge tout aussi obstinément la vanité (au sens où l'on parle de Vanité en peinture), d'étreindre un monde, une vie, une fraternité qui sans cesse nous échappent.

De la côté normande aux profondeurs de l'Afrique, ses livres nous parlent du couple, de l'amour qui meurt et de la solitude (Et la mer disait), avant de nous rappeler (Trop rien) « que les voyages ne font rêver que si l'on ne voyage pas ». Puis des années peuvent s'écouler pour le lecteur dans l'attente de la suite promise (Quoique à la limite) pour que s'achève cette plongée au cœur de la rencontre entre soi et le monde conçue dès l'origine comme une trilogie.

Autre trilogie, celle écrite en Nouvelle-Calédonie : L'Arbre à bière ; L'Arbre à souvenir ; Nouméa culpa. Elle commence sur le bord des routes de la Grande Terre pour finir au cœur de la ville de Nouméa. Fondé sur le refus de l'exotisme, de la mauvaise foi et de la bêtise, ce cycle ne lui vaudra pas que des amitiés, mais n'en a pas fini de témoigner de l'exigence à quoi toute écriture nous soumet : non pas une écriture enfermée dans un genre, mais ouverte à tout ce qui fait trace.

C'est de l'écriture d'abord, de l'écriture surtout que Jean-Claude Bourdais nous parle , jusque dans ce journal en ligne initié en novembre 2004 sur son site personnel, qui lui permet aujourd'hui de se relier d'autres manières à ce monde qu'il n'a cessé d'arpenter.

Écrire « en première ligne »

Les textes de Jean-Claude Bourdais sont des constructions précises, qu'il qualifie souvent de « montages », de « collages ». Pour certains d'entre eux, il aime à faire appel à d'autres écrivains, aux amis. C'est le cas pour L'Arbre à bière et L'Arbre à souvenir, écrits en Nouvelle-Calédonie. Ses titres accrochent, retiennent, interrogent. Il les « inachève » aussi, volontairement, comme pour se promettre à lui-même des lendemains d'écriture encore, de peinture encore, de vie enfin.

Citations, photos, dessins, maquillages sont souvent là pour stimuler ou inviter le lecteur à s'arrêter, rêver ou penser le monde qui l'entoure (Le Mur du fou), ou pour le mettre en garde contre une réalité trompeuse. Vers ou prose, la forme témoigne de cette liberté radicale dont l'homme écrivant ne saurait se départir. Sensations, émotions, humour : Jean-Claude Bourdais est à l'affût de ce qui échappe. Dans son écriture, le détail le plus prosaïque se mêle à la flamboyance de mots rendus à leur puissance native.

Gilles Pauchon, dans les Cahiers Froissart (1993), ne s'y trompe pas lorsqu'il écrit ceci : « La vie est là dans ses lignes, avec une écriture au scalpel, au plus près de l'image. Après lecture, découverte d'un ami et cette certitude que l'on a depuis Rimbaud : la poésie n'a rien à voir avec la comptabilité, elle est bien de l'ordre du vertige. »

Quant à Jean-Claude Bourdais lui-même, voici ce qu'il écrit à propos de son cheminement dans l'écriture : « La première phrase n'est pas la plus importante que les autres. Elle est juste là en première ligne comme pour essuyer un feu imaginaire. Une fois écrite, on peut croire que le tour est joué, que le reste va suivre. C'est faux. La phrase qui suit est de nouveau la première. »

Assuré que « que les passages à niveau sont bien gardés » et que l'on écrit « pour ne pas survivre à ses blessures », cet affamé qui s'obstine dans la fréquentation des mots pour « ne plus avoir faim » précise enfin en guise d'avertissement à son lecteur : « Je ne m'essuie pas les pieds avant d'entrer dans mes phrases. Il n'y a pas de paillasson à la porte d'un hôpital ».

Oeuvres principales:

Poésie:

Essais poétiques:

Catalogues d'exposition et revues:

Préfaces, postfaces:

Prix et distinctions littéraires:

Sites et liens sélectionnés
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dossier Jean-Claude Bourdais préparé par Anne Bihan
tous droits réservés © 2005
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/bourdais.html
mise en ligne : 10 mai 2005