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Samuel Ratany
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photo de Ratany de l'édition de ses poèmes
chez Ambozontany

Poète et nouvelliste, Samuel Ratany est contemporain de Jean-Joseph Rabearivelo, de Ny Avana Ramanantoanina et de Rodlish. Moins connu que ces derniers, son importance dans la littérature malgache n'en est pas moindre. Né au début du siècle, en 1901, c'est-à-dire quelques années à peine après le protectorat imposé par la France (1895), en pleine guerre de pacification – rappelons-nous les insurrections spontanées à travers une grande partie de Madagascar – Samuel Ratany est mort très jeune, à 25 ans, le 9 octobre 1926.

À 15 ans, élève à l'école protestante Paul Minault, Ambohijatovo, Antananarivo, il commence à écrire des poèmes tout en apprenant divers instruments (piano, flûte...). Il devint ensuite libraire. Cette proximité avec les livres va accentuer sa passion pour la littérature. Passion exacerbée encore quand son père Ratsimamakitany, ancien haut militaire pendant la période royale, s'oppose à un mariage qu'il projette, ce dernier obéissant encore à un système de valeurs basé sur les castes. Maintes fois, ce conflit des valeurs apparaîtra dans les écrits du poète.

Ratany commence à publier ses textes dans les différentes revues de l'époque : Revue de Madagascar, Tanamasoandro, Mpanolotsaina... et côtoie les grands poètes et intellectuels.

Marié plus tard à une autre jeune femme en mars 1926, il mourra quelques mois plus tard.

Dans un texte intitulé : « Izay ho feoko eo am-pialana aina » (Mon dernier soupir), il semble prédire et écrire son propre destin...

Samuel Ratany a entretenu avec Joseph Rabearivelo une amitié et une correspondance intenses. Si Rabearivelo est considéré à raison comme le plus grand poète malgache, on peut dire aussi que Samuel Ratany l'a largement influencé. Rabearivelo – qui a assisté à son dernier souffle – considère d'ailleurs dans son journal que cette mort fut pour lui une perte irréparable.

Samuel Ratany fut en effet l'un des premiers à remettre à l'ordre du jour les formes multiples de la poésie orale malgache. C'est ainsi qu'il analysa et écrivit différents chants des ancêtres, les sasy, les rary, les antsa et les hainteny. Suivant son exemple, Jean-Joseph Rabearivelo livra « Les vieilles chansons de l'Imerina ». Car Ratany, bien qu'appréciant la littérature française, sent le danger d'acculturation porté par la colonisation. Il sait bien que la langue malgache est interdite par l'occupant, son acte de résistance s'exprimant alors de cette manière : défendre les genres poétiques malgaches et basculer l'oralité dans l'écriture. Ses textes auront une influence considérable auprès des poètes de la renaissance malgache des années 30, poètes regroupés au sein du cercle littéraire « mitady ny very » (« quête de ce qui est perdu »). Écrivant essentiellement en malgache, Ratany ne s'est pourtant jamais fermé à d'autres cultures. Mort trop jeune, il n'a pas eu le temps de mener comme Rabearivelo une œuvre ouverte sur les deux mondes : le monde malgache et le monde occidental ou plus particulièrement français. L'un de ses rares textes écrits en français, « Élégie de Minuit », est justement dédicacé à Rabearivelo.  

– Raharimanana

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Dossier Samuel Ratany préparé par Raharimanana
tous droits réservés © 2010
http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/ratany.html
mise en ligne : 23 mars 2010