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photo © Kathleen Gyssels
Cayenne, le 10 avril 2002
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Né à Cayenne le 24 décembre 1944, Élie Stéphenson a eu une
formation d’économiste et travaille à l’Université
des Antilles et de la Guyane où il préside entre autres le
CAASSID (Centre d’Analyse Amérique Sud Spatiale Internationale des
Dynamiques de Développement, un centre qui oeuvre pour une immense
zone économique en Amérique du Sud). Il se démarque
de l’antillanité, car c’est en partie cela qui a fait de la Guyane
« un pays à l’encan ». Comme la Guyane n’est pas une île,
et qu’elle se trouve sur le continent, il est persuadé qu’elle doit
s’insérer et s’incruster dans l’économie latino-américaine,
une énorme zone sud-sud qui regorge de potentialités à
l’ère de la globalisation. Il a horreur du néo-colonialisme
perpétré par l’assistanat et le système DOM-TOM. Il
croit qu’il faudrait en finir avec l’indolence de ses compatriotes, bernés
par la colonisation française, contaminés par une peur séculaire,
indolents.
Élie Stéphenson, poète délicat, à
la voix brisée suite à des problèmes de santé,
est autant tendre et amoureux de vers qu’il peut se déchaîner
quand il choisit la scène comme moyen d’expression. Dramaturge
révolutionnaire, violent, de cette violence damassienne qu’il revendique,
il est porteur de la « torche de résine ». Il s’engage
aux côtés des Mandela, d’Amilcar Cabral (Comme des gouttes
de sang 61), de Che, de Lumumba et d’autres « héros du
peuple » (La conscience du feu 72). Stéphenson ne verrait
pas d’inconvénient à publier en espagnol.
Kathleen Gyssels
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